Un péage pour la RN 21

Publié le 19 avril 2011

INFRASTRUCTURES ROUTIERES

Après modification de la loi, la mise en deux fois deux-voies de la RN 21 pourrait se faire avec un partenariat public-privé qui entraînerait la mise en place d’un péage. La mise en deux fois deux-voies de la RN 21 de Limoges aux Pyrénées, en passant par Agen, Auch et Tarbes, à l’horizon 2020, va-t-elle contribuer à modifier la loi et se solder par la mise en place d’un péage ? « C’est une solution et c’est celle vers laquelle nous penchons car les caisses sont vides », déclarait, hier, François-Xavier Brunet, président de la chambre de commerce et d’industrie de Tarbes, avant d’ajouter : « Le débat sur la gratuité du réseau routier majeur, s’il demeure prégnant dans certains territoires, apparaîtra sans doute de plus en plus dépassé ». La modernisation de la RN 21 structurante, déjà inscrite au schéma national des infrastructures françaises des transports, devient urgente pour désenclaver les territoires traversés, assurer leur développement économique et faciliter le ferroutage jusqu’en Aragon. « Apte à traiter les points de congestion de la circulation et à améliorer la sécurité, cet élargissement s’inscrit dans les objectifs du Grenelle de l’Environnement », a précisé François-Xavier Brunet qui envisage aussi « la construction, à Tarbes, d’un terminus routier ». Mais, compte tenu de la faible capacité d’investissement de l’État et de leurs propres budgets, les régions et départements que la RN21 traverse songent à avoir recours à un partenariat public-privé. Pour cela, il leur faut faire évoluer la législation française qui, à l’heure actuelle, autorise seulement les collectivités territoriales à déléguer leurs missions de service public autoroutier, catégorie dans laquelle n’entre pas une deux fois deux-voies.

PROPOSITION DE LOI

Aussi, devant des parlementaires et les présidents des CCI des régions dont Jean-Louis Chauzy, président de celle de Midi-Pyrénées et des départements concernés réunis hier à Paris, le sénateur UMP des Alpes-Maritimes, Louis Nègre, en pointe sur ces sujets, a annoncé qu’il déposait une proposition de loi visant à inscrire cette possibilité dans notre droit. Cela permettrait la réalisation de cette deux fois deux-voies avec mise en place d’un péage à tarif différent pour les riverains et les autres usagers. Il couvrirait la rémunération et l’amortissement des capitaux investis par le délégataire puis l’entretien. Pierre Calvin, représentant de la société Colas, a précisé que la mise en place d’une deux fois deux-voies qui comporte plus d’intersections qu’une autoroute coûte moins cher. Une autoroute Limoges-Tarbes reviendrait à 2,8 milliards d’euros, une deux fois deux-voies atteindrait à peine 2 milliards. Rien n’est acquis pour l’instant mais les élus et les décideurs économiques sont très mobilisés sur le projet.

Accueil » Grand Sud » Hautes-Pyrénées Publié le 14/04/2011 07:47 | Françoise Cariès


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